La Poudre
Le coeur s'emballe
La rouille
Tout autour
Heurte l'âme
L'air est lourd
La poudre
La foudre
Son goût
Les cachets brûlent, encore et encore.
Mais rien n'empêche le remords d'achever les efforts.
Le désespoir bâtit d'or les usures du corps.
Il attire la souillure et mutile les organes.
Souvenirs devenus fatals et dont émanent
Les yeux blancs, les bras lents, les lames.
Pauvre sort jeté au visage blême par le vide,
Proche mort attendant que le malaise s'exhibe.
Sèche gorge subissant les souffrances putrides.
La poudre est traitresse, ne veut pas le laisser
S'en aller, la douleur, toujours là, daigne apprécier
Ce bout de corps pourtant si mal-aimé.
Le coeur ne comprend pas, mais il reste fort,
Et par delà la fatigue chantent enfin les voix mortes.
Les cachets brûlent, encore et encore.
Un bruit sourd
Envahit le sol
Une tête lourde,
Inerte et molle
Ne bouge
La poudre
La foudre
La fin.
