L'abandon
Le monde qui t'entourait t'a poussée à le faire, je le sais. Je connaissais ce que tu vivais car la persécution et le malheur qui te nourrissaient ne faisaient que salir, affaiblir, souffrir. Chaque jour, des zombies, des vampires, des diables, chassent les amants bienveillants, ils font le mal avec leur furie, leurs empires, ils accablent les enfants vaillants. Et tu faisais partie de ceux qui ne disait mot, tu pensais que personne ne pourrait comprendre tes maux, ce jour si détesté, rempli de pêchés, dont le souvenir n'est pas effacé, tu l'as juste caché...
De cet instant je retiens seulement les nausées du choc, relisant sans cesse ce papier, me faisant finalement part du mal qui t'a rongé, devant moi, une victime qui suffoque... Rien a l'intérieur de moi ne pouvait comprendre et prendre conscience que les dégradations d'une vie auraient pu être guéries, rien ne pouvait m'empêcher de suivre ton acte, rien ne pourrait retenir ce besoin sal sans penser aux impacts, car à ce moment là, rien n'aurait été plus beau que notre fusion au plus profond de ma future perdition...
J'ai lutté, j'ai détesté... Voyant l'abandon pourrir ton blanc regard, écoutant l'injustice m'appeler sur ton cadavre, j'ai sussuré des maudites paroles, puis hurlé en ton déshonneur jusqu'à fatigue et désordre ! Puisque existence et âme n'étaient pas compatibles, puisque souffrance et errance chassaient toute joie de vivre, tu as cessé sans penser qu'un être censé subistait a tes côtés ! Non ! Ton coeur maintenant achevé n'a pas cherché de raison...
Car tout était malédiction, car chaque heure d'existence n'était que poison, tout comme toi je m'écarte de ce monde, le visage livide, dans mes yeux un liquide, la mort m'apelle, me vide...