L'obsession
Les portes du lieu de l'au-delà
S'ouvrirent doucement avec grincements
Le visage fermé, le froid le ligotant
Il avançait avec silence autour des croix
Une par une il les observait avec passion
Attendant d'etre conquit par la plus mystérieuse
Car ce choix si étrange, inutile, et méticuleux
Le mènera a la grande horreur de ses actions
De cette promenade il rentra triomphant
Il avait déniché la victime inconsciente
Grâce a sa cruauté, il l'avait vivement libéré
De son antre funèbre, étroite et isolée
Puisque la mort est ce qu'il implore
Puisqu'il est la beauté le jour et la laideur la nuit
Puisque la folie resplendit dans chacune de ses pores
Il abusa du corps inerte comme il dévore des fruits
Et,
comme si rien ne pouvait le troubler
Il repartit,
En prenant le chemin de chaque nuit
